Facebook
Let’s twitt again
- Un cap goo.gl/fb/Ab1MU 2 days ago
Articles les plus consultés
Au gré des mots
- A la recherche du grand…?… (4)
- Bodys in Progress (24)
- Colères (23)
- Douceurs (24)
- GirlyGeek (4)
- Infiltrée (5)
- Jeune fille funky (24)
- la jungle (37)
- Livresse (10)
- Maman in Progress (67)
- Mes filles (16)
- Parenthèses (66)
- Uncategorized (89)
archives
- mai 2013 (1)
- avril 2013 (4)
- mars 2013 (3)
- février 2013 (4)
- janvier 2013 (6)
- décembre 2012 (5)
- novembre 2012 (7)
- octobre 2012 (6)
- septembre 2012 (7)
- août 2012 (11)
- juillet 2012 (9)
- juin 2012 (11)
- mai 2012 (13)
- avril 2012 (14)
- mars 2012 (17)
- février 2012 (17)
- janvier 2012 (18)
- décembre 2011 (12)
- novembre 2011 (14)
- octobre 2011 (15)
- septembre 2011 (13)
- août 2011 (16)
- juillet 2011 (14)
- juin 2011 (16)
- mai 2011 (22)
- avril 2011 (17)
- mars 2011 (19)
- février 2011 (19)
- janvier 2011 (18)
- décembre 2010 (21)
- novembre 2010 (16)
Blogroll
Ma tasse du net du matin
Hypnose
Ce matin, j’ai fait ma première séance d’hypnose.
Cette technique m’a toujours rebuté dans le sens où le lâcher prise n’est pas tout à fait ma tasse de thé (ça vous étonne ?…) mais je veux arrêter de fumer et pour de bon.
Pour ne pas tomber dans le cliché des bonnes résolutions de début d’année, j’avais déjà eu un rendez-vous avec ce psy comportementaliste avant les vacances.
Cela fait maintenant six ans que j’ai commencé à arrêter de fumer.
Mais les grossesses, pour une addict, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres. Après neuf mois de privation, la bonne vieille pensée permissive du « oh ça va j’en ai suffisamment chié, j’ai bien le droit à un peu de légèreté » est en général fatale.
Maintenant que je ne projette plus de grossesse dans l’immédiat, si je n’arrête pas, je n’arrêterais plus jamais.
Bref, comme je n’ai pas spécialement envie de crever à cinquante ans…
Cela m’a quand même fait tout drôle de me retrouver à nouveau en face d’un psy.
Il ne s’agissait pas de reparler du passé, mais bien de me donner toutes les armes possibles pour tirer un trait sur cette clope de malheur (dis-je en me délectant à l’instant même de délicieuses bouffées de nicotine).
J’ai bien vite compris que pour moi, arrêter de fumer, signifiait tirer un trait sur mes années de jeunesse au combien décadentes (Blair Waldorf, à côté de moi, c’est pipi de chat).
Bref, la séance commence.
Il fallait que je me trouve un endroit dans ma tête où je me sentais le plus détendue et en sécurité possible.
Rapidement, l’image de mes nuits en corps à corps avec mes filles à peine nées m’est venue à l’esprit (so cliché).
Je me voyais au fond de mon lit, sur le côté, avec ma Luna qui suçait mon téton quand elle le désirait sans même que cela ne me réveille.
Le psy me demande alors de me connecter à tous les bruits qui entourent cette image.
Justement, du bruit, il n’y en a pas.
Parce que pour me sentir vraiment détendue, il faut que je sache que ma grande est endormie dans la chambre d’à côté et qu’elle ne risque pas de me hurler dans les oreilles que son poney veut une tresse là maintenant tout de suite.
Puis il me demande de me connecter aux odeurs.
Justement, des odeurs, il n’y en a pas non plus.
Pas d’odeurs de couches trop pleines, de lait caillé au fond d’un biberon oublié, pas d’odeurs de pisse incrustées dans une turbulette.
Il me dit alors de me connecter à tout ce que je peux voir dans cette image.
Rien, je ne veux rien voir. Je veux qu’il fasse noir et que mes yeux soient fermement clos derrière mon masque d’avion.
Je ne veux pas voir la tonne de jeux qui dégeulent dans mon salon, je ne veux pas voir les fringues en boule qui forment une montagne dans tous les coins de ma maison, je ne veux pas voir les trente paires de mini-chaussures dans mon entrée, et surtout, surtout, je ne veux pas voir les dossiers s’accumuler sur mon bureau à la vitesse de la lumière.
Je ne veux plus rien voir, ni sentir.
Juste me rappeler de ces silences partagés avec mon nouveau-né.
Qu’il ferme sa gueule lui aussi ce psy de mes deux avec ses phrases toutes faites et son stylo prêt à bondir sur mon chéquier.
Il finit sa séance en me demandant de faire un geste qui me rappellera ce moment de quiétude.
Je commençais à me caresser le sein et au vu de l’interprétation qu’il pouvait en avoir, je n’ai pu m’empêcher d’éclater de rire.
Pas lui, un psy n’éclate pas de rire.
J’ai pas encore vraiment compris où il voulait en venir mais j’ai compris que ma vie n’était pas de tout repos et que j’avais de bonnes raisons de fumer « oh ça va, avec les contraintes que je me paie j’ai bien le droit à un peu de légérté non ? »
Bref, ce n’est pas gagné…
A suivre…
Publié dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien.



Ouhhh,ça promet de beaux post cette histoire!je sens qu’on va se régaler!
Je confirme que l’arret de la clope pendant la grossesse entraine souvent, apres la sortie de la maternité, un "ho j’ai bien droit à un peu de légèreté !"
De mon côté, j’avais fait de l’acupuncture : ça a marché 1/4 d’h…